p15 DIEU AVEC NOUS ET PARMI NOUS
--------- Portant un bâton fleuri, saint Joseph est présenté comme grand prêtre, comme archétype de l'évêque chrétien. Marie, elle, est l'Eglise vivante. C'est sur elle que vient l'Esprit Saint, et elle devient ainsi le Temple nouveau. -----
------- Dans la créature humaine, il a créé un vis‑à‑vis libre et il a besoin de la liberté de cette créature pour instaurer sa royauté ----------«L'ange attend ta réponse: "Il est temps qu'il retourne à celui qui l'a envoyé." [...] O Notre Dame, dis la parole que la terre, que les enfers, que les cieux mêmes attendent. Autant le Roi et Seigneur de tous "a lui‑même désiré ta beauté", autant il désire aussi ton consentement grâce auquel il a décidé de sauver le monde [...] Pourquoi tarder? Pourquoi craindre? [...) Voici que "le Désiré de toutes
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les nations" "est dehors et frappe à la porte". Oh! si, tandis que tu tardes, il allait s'en aller [...] Lève‑toi, cours, ouvre‑lui! Lève‑toi par ta foi, cours par ta ferveur, ouvre‑lui par ton engagement! »8 ------
2.3 Le Prologue de saint Jean
----- «Le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous.» (1, 14) -----
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------- Cette affirmation s'oppose au contraire à tous les types de culture que nous connaissons. ------ Pour toute l'histoire et toutes les cultures, c'est une complète nouveauté dans laquelle nous pouvons entrer par la foi, uniquement par la foi, et qui nous ouvre des horizons tout à fait nouveaux de pensée et de vie.
---------- «Le pain que je donnerai (c'est‑à‑dire le Logos qui est la véritable nourriture pour l'homme), c'est ma chair pour la vie du monde» (6, 51). Dans cette phrase est déjà contenue l'offrande en sacrifice, le mystère de la croix et le mystère du sacrement pascal qui en provient. ------- L'Incarnation inclut le dynamisme du sacrifice. --------
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-------- l'infini Logos est devenu petit, un enfant. -----
---------- Le terme grec pour la tente ‑ skene ‑ fait transparaître le terme hébraïque shekhina, c'est‑à‑dire la dénomination paléo‑juive de la nuée sainte. Celle‑ci désignait ensuite purement et simplement le Nom de Dieu et “la Présence bienveillante de Dieu auprès des Juifs rassemblés pour prier et étudier la Loi»11. Jésus est la véritable shekhina en laquelle Dieu est parmi nous quand nous nous sommes rassemblés en son nom.
------- A ceux qui l'ont reçu, lui, le Logos, a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu: “à tous ceux qui croient en son nom, ceux qui ne furent engendrés ni du sang, ni d'un vouloir de chair, ni d'un vouloir d'homme, mais
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de Dieu”. Pour ce verset, les témoins du texte nous présentent deux traditions différentes et il nous est impossible de nos jours de déceler laquelle est la plus ancienne. Les deux ont fait apparition tôt, pratiquement au même moment, et sont dotées du même poids. Il faut savoir qu'il y a une version au singulier: ((lui qui ne fut engendré ni du sang, ni d'un vouloir de chair, ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu». A côté de cette version, il y en a une qui nous est familière, au pluriel: ((ceux qui furent engendrés de Dieu»12. Cette double forme de la tradition est compréhensible puisque le verset renvoie dans les deux cas aux deux sujets. De ce fait, nous devrions toujours lire les deux traditions de façon complémentaire parce que c'est seulement dans cette complémentarité qu'apparaît tout le sens du texte. Si nous prenons la version familière, au pluriel, alors le texte parle des baptisés à qui le Logos confère la nouvelle naissance en Dieu. Le mystère de l'enfantement virginal de Jésus, le fondement de notre naissance en Dieu y fait si clairement jour que seule une opinion préconçue nierait ce lien. De même, si nous jugeons la version au singulier comme la plus ancienne, le rapport avec «ceux qui l'ont reçu » reste évident. Ceci fait comprendre que la conception de Jésus par l'action de Dieu, sa nouvelle naissance, a comme but de nous assumer, de nous faire renaître. -----------